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Le coureur avec prothèse fémorale ne possède naturellement pas les qualités physiques d'un athlète valide. Cependant les récentes performances d'Oscar Pistorius laissent à pensé que les prothèses sont comparables aux jambes d'un sportif.
Mais ce TPE, appuyé par les récentes déclarations de Mr Bruggeman, professeur allemand de l'Université du Sport à Cologne, montre bien que le coureur amputé bénéficie d'un avantage lors de la course, notamment avec une restitution de l'énergie plus importante. Voici un extrait de l’étude indépendante commandée par Mr Bruggeman:
"Avec ses lames incurvées en fibre de carbone, Pistorius pouvait courir à la même vitesse que les sprinters valides avec une dépense d’énergie inférieure de 25%. Dès qu’une certaine vitesse est atteinte, courir avec de telles prothèses requiert moins d'énergie supplémentaire qu’avec le fonctionnement normal des membres inférieurs.
Après que le potentiel physiologique d’Oscar Pistorius et des athlètes valides témoins aient été évalués à l’aide de trois méthodes différentes, il est apparu que le potentiel de Pistorius était inférieur à celui des athlètes-témoins alors que leurs performances étaient similaires.
L'analyse biomécanique a démontré des différences importantes dans la mécanique de sprint employée par un athlète amputé sous les genoux et utilisant des prothèses comparées à celle des jambes d’athlètes valides. Les forces maximales verticales de réaction au sol et l’impulsion verticale sont différentes de manière extrêmement significative et la quantité d’énergie qui est renvoyée par les lames n’a jamais été observée pour sur un muscle humain actionnant la cheville dans une course de sprint.
L'énergie renvoyée par la prothèse en fibre de carbone est presque trois fois supérieure à celle de l’articulation d’une cheville normale au maximum de l’effort de la course.
La déperdition d'énergie avec prothèses a été mesurée à 9,3% au cours de la phase d’appui tandis que la déperdition d'énergie moyenne au niveau de l’articulation de la cheville des athlètes valides témoins était mesurée à 41,4%. Ceci signifie que l'avantage mécanique de la lame en fibre de carbone est supérieur de plus de 30% à celle de l’articulation d’une cheville valide.
Il est évident qu'un athlète employant les prothèses cheetah peut courir à la même vitesse que les athlètes valides avec une consommation d'énergie moindre. Courir avec ces lames requiert un mouvement vertical moins important associé à un effort mécanique moindre pour soulever le corps. Qui plus est, la déperdition d'énergie par la lame est inférieure de manière significative à celle de l’articulation d’une cheville normale à la vitesse maximale du sprint. Un athlète utilisant ces prothèses bénéficie donc d’un avantage mécanique évident (plus de 30%) comparé à quelqu'un qui n’en utilise pas.
Après l’étude attentive du rapport, le Conseil de l’IAAF a décidé que les prothèses connues sous le nom de « cheetahs » doivent être considérées comme une aide technique et de ce fait, sont Les prothèses d'aujourd'hui ne permettent donc pas aux coureurs amputés de prétendre pouvoir courir avec des coureurs valides, clairement en désaccord avec la règle 144.2 de l’IAAF. En conclusion, Oscar Pistorius ne sera pas autorisé à participer aux compétitions régies par les règles de l’IAAF."
Ceci nous confirme que le coureur avec prothèses possède un avantage non négligeable comparé à l’athlète valide. Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que le coureur handicapé pourra courir avec des coureurs valides.
Pour que cela soit possible un jour, les scientifiques doivent relevé un nouveau défi : crée des prothèses bénéficiant de la même mécanique qu’une jambe humaine pour permettre à tous les coureurs de courir ensemble, quel que soit leur handicap.